
L'agence dont les chiffres ne survivraient pas à un nouveau propriétaire
Le contexte
Une société de capital-investissement de marché intermédiaire s'apprêtait à acquérir une agence de marketing et de création pour 4 M$ — un multiple de 5x sur 800 k$ de BAIIA déclaré. Les travaux sur la qualité des bénéfices avaient validé les livres. Les déclarations fiscales concordaient avec les relevés bancaires. La concentration de la clientèle semblait gérable sur 35 comptes actifs. Sur papier, c'était une transaction propre.
Deux points de vue
Les revenus sont exacts. Le BAIIA est de 800 k$. L'agence est rentable depuis trois ans. Concluez la transaction.
Les chiffres sont exacts. Ils ne sont pas non plus transférables. Sans le propriétaire actuel, cette entreprise ne les produit pas.
Ce que l'évaluation a révélé
Sur les cinq perspectives d'évaluation, l'agence a déclenché des constats critiques. Le schéma était constant : les décisions de revenus, d'exécution et de coûts vivaient toutes dans la tête du fondateur, sans aucun système encadré capable de les reproduire après un transfert.
200 factures, aucun contrat au dossier
Aucun outil de gestion de projet, aucune preuve
Notes de crédit en accélération trimestre après trimestre
Le fondateur signe chaque facture, chaque paiement
Les preuves
Deux cents factures ont été émises sur dix-huit mois sans aucun contrat client sous-jacent. La constatation des revenus reposait sur le jugement mensuel du fondateur, et non sur une règle encadrée. Douze notes de crédit et huit écritures manuelles avaient été discrètement absorbées, le rythme des ajustements s'accélérant. Aucun système de gestion de projet n'existait pour prouver que le travail avait été livré. L'approvisionnement reposait sur des relations informelles, 35 % des dépenses étant sans contrat.
Décision et impact financier
La DVTA a renvoyé un signal de décision NO_GO avec une confiance de 72 %. L'acheteur s'est retiré de la transaction de 4 M$ avant de signer.
La recommandation n'était pas « négociez plus fort ». La recommandation était que l'entreprise n'avait aucune opération gouvernable à acquérir — seulement un achalandage lié à une seule personne. Le vendeur a été invité à réévaluer dans six mois, après la mise en place de systèmes de base.
À retenir
La vérification diligente traditionnelle demande si les chiffres sont exacts. La DVTA demande si ces chiffres tiendront sous un propriétaire différent. Un revenu vérifié qui disparaît après l'acquisition est un passif, pas un actif.
Pour en savoir plus sur la DVTA